Informations générales
L'actuel système a été adopté en 1996, puis a été gelé après une actualisation en 2011. Depuis, les Organisations Scoutes Nationales (OSN) paient la même cotisation chaque année, sans tenir compte de l'évolution de leurs nombres de membres.
Même si le système a établi un cadre plus clair et plus prévisible pour les contributions des OSN au Scoutisme Mondial, les cotisations actuelles ne reflètent pas les réalités économiques et les effectifs de la plupart des pays. Durant la 43ᵉ Conférence Mondiale du Scoutisme, les OSN ont demandé au Comité Mondial du Scoutisme d'évaluer la pertinence de l'actuel système de cotisations.
Depuis, le groupe de travail de l'OMMS sur les cotisations développe un système qui calcule les cotisations, en prenant en compte les effectifs des OSN et le revenu national brut (RNB) comme indicateur économique. Le modèle proposé n'augmente pas les revenus du Scoutisme Mondial, il rééquilibre les contributions des OSN.
Le principal avantage du nouveau modèle est qu'il ne se base plus sur les recensements datant de 2009, ou sur des données de RNB qui sont encore plus anciennes. Après la période de transition, il sera plutôt basé sur les données économiques actuelles et les derniers recensements des OSN.
De plus, le modèle prend explicitement en compte les défis liés à l'augmentation des cotisations dans les pays à faible revenu et les réalités du Scoutisme scolaire. Pour les OSN situées dans la moitié supérieure de la répartition global de revenu, nous avons ajusté la structure de cotisations par membre, pour mieux refléter les différents environnements économiques.
Enfin, le mécanisme d'ajustement à l'inflation – qui sera intégré après la période de transition – permettra de pérenniser le modèle.
Le revenu national brut , ou RNB, mesure le revenu total des résidents d'une économie dans une période donnée, comprenant les revenus nationaux et étrangers. La Banque mondiale convertit ce chiffre en dollars américains en utilisant la méthode Atlas, qui fait la moyenne des taux de change sur trois ans et s'ajuste aux variations liées à l'inflation. Le chiffre obtenu, le RNB par habitant (méthode Atlas) est largement utilisé pour comparer les conditions économiques entre pays et s'exprime en dollars américains courants.
Les OSN nous ont fait part du fait que les indicateurs économiques, tel que le RNB, pouvaient parfois masquer les réalités locales : les différences de revenu, la dépendance sur certains secteurs économiques (comme le tourisme ou les matières premières), ou encore l'accès limité au dollar américain. Ces retours ont bien été pris en compte lors de la révision du système.
L'analyse du groupe de travail sur les cotisations indique que :
- Tout modèle nécessite un indicateur reflétant la réalité économique globale, mis à jour annuellement, et disponible pour tous les pays où existent des OSN. Peu d'indicateurs respectent ces critères.
- Les avantages d'utiliser le RNB par habitant (méthode Atlas) :
- Réduit la volatilité due aux fluctuations monétaires.
- Reflète de manière plus fidèle les conditions économiques à long terme.
- Est reconnu mondialement, et constamment obtenu grâce à une méthodologie transparente.
- Permet des comparaisons entre pays.
- Limite les distorsions causées par l'inflation ou des taux de change instables.
- Est simple à communiquer aux OSN, aux conseils et aux parties prenantes.
- A été testé et approuvé dans des systèmes de cotisations internationaux.
Le modèle actuel utilise déjà cet indicateur. Changer cet élément nécessiterait un rééquilibrage encore plus important.
- Parité du pouvoir d'achat (PPA)
- La PPA place un part encore plus grande du fardeau sur les pays à faible revenu (voir le tableau ci-dessous), et ne reflète donc pas leur capacité financière de la même manière. À titre d'exemple, pour le groupe de revenu le plus bas, le RNB par habitant ajusté à la PPA peut être jusqu'à six fois plus important que le chiffre obtenu avec la méthode Atlas, bien que les données sur la capacité financière reste inchangée. Ce nouveau chiffre ne correspond pas à une capacité financière plus élevée. Il signifie plutôt que les biens et services de base coutent moins cher localement, et que le pouvoir d'achat est donc plus important au sein du pays. Cela ne signifie pas pour autant que les habitant peuvent payer des cotisations internationales plus élevées libellées en USD.
- La PPA sera utilisée comme outil de vérification croisée dans les modèles en développement, pour que nous options pour le meilleur indicateur possible.
Pays des OSN (exemples) |
PNB par habitant, méthode Atlas (USD courant) 2024 |
PNB par habitant, PPA (dollars internationaux courants*) 2024 |
Burundi |
190 |
950 |
Soudan du Sud |
350 |
1010 |
Afghanistan |
370 |
2210 |
Yémen |
470 |
3020 |
Madagascar |
510 |
1830 |
États-Unis |
83 660 |
85 980 |
Luxembourg |
91 470 |
106 980 |
Liechtenstein |
95 900 |
90 820 |
Suisse |
95 900 |
90 820 |
Norvège |
98 280 |
105 770 |
- Coefficient de GINI :
- Le coefficient de GINI mesure l'inégalité des revenus au sein d'un pays, et non la capacité économique de l'ensemble de la population. Un pays peut présenter de fortes inégalités tout en ayant un revenu généralement élevé, ou de faibles inégalités tout en ayant un revenu globalement faible. Les données de GINI sont aussi rapportées de manière irrégulière et sont difficilement comparables entre régions. Ce coefficient ne constitue donc pas une base adaptée à un système global de cotisations.
- L'Indice de développement humain (IDH) :
- L'IDH reflète les résultats de développement à long terme, en prenant en compte des indicateurs de santé, d'éducation et de revenu. Il ne prend pas en compte le contexte financier des OSN. Des pays avec des niveaux d'IDH similaires peuvent avoir des réalités économiques complètement différentes, et l'IDH n'évolue que très lentement. Le groupe de travail sur les cotisations ne prendra donc pas l'IDH comme base primaire pour déterminer les cotisations.
- Produit intérieur brut (PIB) :
- Le PIB mesure la valeur de la production au sein des frontières d'un pays, mais ne saisit pas les revenus réellement disponibles pour les personnes et organisations qui y opèrent. Dans de nombreux pays, une part importante de la production est générée par des entreprises étrangères, ce qui signifie que le PIB peut surestimer la capacité économique des entités qui opèrent dans un pays. À l'inverse, le RNB reflète les revenus perçus par les résidents, et constitue donc une approximation plus précise de l'environnement économique dans lequel les OSN collectent des fonds et opèrent.
- Les revenus, les dépenses et les réserves financières des OSN :
- Utiliser les comptes des OSN pour définir les cotisations serait difficilement réalisable et inéquitable pour les OSN du Mouvement. La qualité, l'exhaustivité et la comparabilité des données financières varient considérablement, et peu d'OSN sont en mesure de fournir des chiffres audités ou standardisés.
- Les structures financières varient aussi. Dans certains pays, l'organisation nationale n'est qu'un organe de coordination, alors que les finances dépendent surtout des niveaux régional et local, et ne sont pas reflétés dans les comptes nationaux. Pour harmoniser des données si diverses, les OSN seraient tenues d'adopter des normes de comptabilité, des cadres de rapport, et des calendriers fiscaux communs. Cela représenterait une charge administrative considérable .
- D'une année à l'autre, les revenus et les réserves peuvent d'ailleurs fluctuer de manière significative en raison de subventions, de projets d'investissements ou bien d'évènements uniques. Ils ne sont donc pas une mesure fiable de la capacité financière à long terme. Se fonder sur de telles données introduiraient des fluctuations majeures et pourraient pousser les OSN à baisser les données rapportées. Pour ces raisons, les données financières des OSN ne sont pas adaptées pour servir de base à un modèle mondial de cotisations.
Le système proposé améliore la répartition des cotisations, bien que les OSN plus grandes et aux finances plus solides continueront à couvrir une partie plus importante des revenus totaux des cotisations. Cela reflète les différences de capacité au sein du Mouvement et contribue à la durabilité financière de l'OMMS. Le modèle proposé vise à :
- Réduire les valeurs extrêmes.
- Éviter des modifications brusques dues aux changements de catégorie ou aux mises à jour du nombre de membres.
- Fournir une structure de cotisations plus équilibrée et prévisible.
Note : Le modèle actuel inclut déjà une garantie qui limite la contribution maximale de toute OSN à 35 % des cotisations totales.
L'intention est d'éviter des augmentations importantes ou soudaines et de permettre une transition en douceur pour toutes les OSN. Le modèle proposé contient plusieurs garanties :
- Des plafonds sur les valeurs d'entrée.
- Des mécanismes qui atténuent les changements extrêmes.
- Des protections pour les OSN qui seraient amenées à connaitre des ajustements plus significatifs.
Le fonctionnement du modèle
Le modèle proposé est un système hybride : une approche forfaitaire pour les OSN situées dans la moitié inférieure de la répartition global de revenu, et une cotisation par membre pour les OSN de la moitié supérieure.
Pour les OSN de la partie inférieure, les cotisations sont déterminées en utilisant des catégories établies par le revenu national brut (RNB) et le nombre de membres.
Pour les OSN de la moitié supérieure, un taux de cotisation par membre est calculé en utilisant le RNB par habitant d'un pays par rapport à tous les autres. Ce taux est ensuite appliqué à l'entièreté des membres de l'OSN.
Le modèle inclut également : une période de transition de cinq ans, des plafonds sur les hausses et les diminutions annuelles, une cotisation minimum de 1000 USD pour les OSN qui paie un taux par membre, une limite empêchant qu'une OSN paie plus de 30 % du total des cotisations mondiales, et des mises à jour annuelles – après la période de transition – des donnés, avec un ajustement fixe en fonction de l'inflation.
Le modèle utilise différentes méthodes afin trouver un équilibre entre l'équité, la proportionnalité, et l'efficacité administrative. Une cotisation forfaitaire réduit la charge administrative et garantit la stabilité et la prévisibilité pour les OSN avec moins de membres et de capacités organisationnelles.
Pour les OSN dans la moitié supérieure de la répartition mondiale de revenu, les différences économiques sont plus conséquentes. Le système par membre fait que les contributions augmentent proportionnellement à la capacité économique et au nombre de membres.
Oui, la structure ABCD sera encore utilisée, aussi bien pour les frais d'inscriptions aux évènements que pour les cotisations, mais de différentes manières. Pour les frais d'inscription aux évènements, les groupes de revenu de la Banque mondiale resteront de mise.
Pour les cotisations, les groupes de revenu restent une référence économique, mais le système divise plutôt les OSN au 50ᵉ percentile du RNB par habitant. Les OSN dans la moitié inférieure paieront une cotisation forfaitaire, et celles dans la moitié supérieure paieront une cotisation par membre.
Le modèle contient des garanties, telles que des plafonds sur les changements annuels, des moyennes mobiles sur le nombre de membres, et une période de transition de cinq ans. Ces mesures visent à atténuer l'effet des variations soudaines ou imprévues du nombre de membres sur les cotisations.
Les cotisations des OSN sont calculées et facturées en USD depuis l'exercice financier 2014-2015, d'une part car cette devise est accessible partout dans le monde, et de l'autre parce que la plupart des dépenses du Scoutisme Mondial sont libellées en USD.
Non. Les systèmes régionaux de cotisations ne dépendent pas du modèle mondial et sont définis par les Régions, de manière indépendante. Cette proposition ne vise que la structure mondiale.
Le modèle est imaginé pour refléter une croissance rapide du nombre de membres tout en empêchant une hausse soudaine des cotisations.
Pour les OSN dans la moitié inférieure de la répartition mondiale du revenu, la croissance ne modifiera la cotisation que si le nombre de membres atteint une catégorie supérieure (ou dépasse la catégorie la plus haute, ce qui provoque une hausse supplémentaire).
Pour les OSN dans la moitié supérieure, la croissance est reflétée proportionnellement grâce à la formule par membre, ce qui signifie que les cotisations augmentent avec la taille de l'organisation.
Dans les deux cas, une moyenne mobile sur trois ans limite les effets qu'aurait une hausse soudaine du nombre de membres. De plus, la période de transition de cinq ans et les plafonds annuels sur les hausses atténuent encore l'effet de la croissance sur les cotisations.
Garanties, prévisibilité, et les transitions
Le modèle contient plusieurs mécanismes qui visent à garantir que l'évolution des cotisations reste stable, transparente, et gérable pour toutes les OSN. Ces garanties sont : une période de transition linéaire pour changer de système (de cinq ans), des plafonds sur les hausses et les diminutions annuelles, des moyennes mobiles pour atténuer les effets d'une hausse soudaine du nombre de membres, et des mises à jour annuelles et structurées après la période de transition.
Le modèle prévoit aussi un plafond qui empêche toute OSN de payer plus de 30 % des cotisations mondiales, afin d'éviter les risques de concentration. Ces mesures atténuent le rythme de l'ajustement sans remettre en cause l'équité du modèle en lui-même.
Pendant cette transition, la différence entre les cotisations actuelles d'une OSN et celles définies par le nouveau modèle est répartie uniformément sur cinq ans.
D'années en années, les OSN se rapprochent du nouveau montant de la cotisation, ce qui permet une certaine prévisibilité et réduit les risques de problèmes financiers. De surcroît, les données économiques et de recensement ne seront pas recalculées pendant ces cinq ans, et les ajustements à l'inflation seront gelés.
Les cotisations suivent une trajectoire prédéterminée permettant aux OSN de prévoir et de s'adapter graduellement au nouveau modèle.
Après la période de transition, les cotisations seront révisées annuellement selon un calcul qui inclut des données actualisées (RNB par habitant et nombre de membres) et un ajustement fixe à l'inflation. Comme ces mises à jour se basent sur des données publiques, les OSN peuvent anticiper et prévoir tout changement avec un certain degré de certitude.
Ces ajustements s'appliqueront seulement après la période de transition. Chaque année, les cotisations sont recalculées en fonction du RNB et du nombre de membres. Un facteur d'inflation de 2 % sera ensuite appliqué à cette cotisation actualisée. Cela permet de préserver la valeur réelle des cotisations, d'éviter que l'inflation ne s'accumule de manière invisible, et de faire en sorte que les ajustements restent prévisibles et automatiques.
Le modèle évite intentionnellement les recalibrations, car celles-ci causeraient la perte de l'aspect prévisible et stable dont ont besoin les OSN pour planifier leurs finances.
Un système trop réactif aux changements économiques et d'effectifs provoque de la volatilité et de la complexité administrative, et est moins transparent. À l'inverse, le modèle s'applique lors d'une phase de transition – au cours de laquelle les cotisations évoluent de manière prévisible – suivie d'une phase stable, régie par une structure claire. Cette approche garantit l'équité à long terme, tout en atténuant les effets des changements inattendus et soudains.
Oui. Les OSN dans le système par membre paient un minimum de 1000 USD. Le système de cotisation forfaitaire établit une cotisation minimale par tranche de RNB, commençant à 400 USD. Aucune OSN ne peut payer plus de 30 % du total des cotisations mondiales. Ces paramètres garantissent une large participation et atténuent les risques.
Les OSN sous le 50ᵉ percentile de la distribution du revenu mondial bénéficieront d'une réduction de cotisation si leur nombre de membres descend dans la tranche inférieure. Les OSN au-dessus du 50ᵉ percentile verront leur cotisation se réduire proportionnellement, car elles payent un taux par membre. La période de transition de cinq ans s'applique autant aux diminutions qu'aux augmentations, ce qui assure un changement graduel.
Le but du nouveau modèle n'est pas de modifier les contributions financières entre régions, et il n'existe aucun mécanisme pour redistribuer les cotisations de manière régionale. Les contributions sont entièrement définies par la capacité économique de chaque OSN – calculée en fonction du RNB par habitant - et par le nombre de membres, et cela pour toutes les régions.
Tout changement des parts régionales est uniquement le résultat d'une variation économique ou de nombre de membres. Bien que de légers changements régionaux puissent avoir lieu, ils ne sont que le reflet des données actuelles, pas d'une redistribution intentionnelle. Le modèle garantit l'équité entre OSN, et non l'équilibre des contributions entre régions.
Frais d’inscription aux évènements mondiaux
Les frais de participation aux évènements sont en cours de révision : les catégories de revenus ABCD de la Banque mondiale sont conservées, mais une plus grande granularité est introduite au sein de chaque groupe grâce à des souscatégories basées sur des percentiles. Cela signifie que les OSN dont les capacités économiques diffèrent considérablement ne sont plus regroupées dans la même tranche. L'objectif global de recettes pour l'évènement reste inchangé, ce qui permet de maintenir la neutralité budgétaire.
Le modèle prend en considération les différents fonctionnements économiques des OSN, et assure que celles aux plus grandes capacités économiques continueront de contribuer à une part plus importante. Parallèlement, l'approche proposée est conçue pour améliorer la manière dont ces différences sont reflétées.
En particulier, le modèle vise à rendre les niveaux de cotisations plus proportionnels, à réduire les changements brusques entre les catégories, à améliorer l'accessibilité financière pour les OSN à plus faible revenu et à garantir que les différences de cotisations soient transparentes et fondées sur des données claires.
L'objectif global est d'obtenir une structure de cotisations plus équilibrée, prévisible et compréhensible pour toutes les OSN.
La structure revisitée des frais d'inscription et les mécanismes de solidarité se complémentent. Grâce à une base plus précise, qui lie les frais d'inscription aux capacités économiques, le nouveau système allège la pression sur les fonds de solidarité et augmente leur efficacité. Les mécanismes de solidarité peuvent donc mieux cibler les participants qui en ont le plus besoin. Si le modèle de frais d'inscription garantit l'équité, le fonds de solidarité permet de combler le manque d'accessibilité financière qui subsiste pour les OSN et les participants.
Les OSN considèrent les évènements mondiaux trop onéreux, et nous prévoyons d'aborder ce sujet en amont de la Conférence Mondiale du Scoutisme de 2027. De son côté, le groupe de travail sur les cotisations ne s'est penché « que » sur la répartition – entre les OSN participantes – des coûts liés aux évènements mondiaux. Les frais d'inscription pour un évènement mondial sont définis en fonction du coût de cet évènement, et sont fixés par le Comité Mondial du Scoutisme en consultation avec les hôtes.
En pratique, cela se fait en assignant un montant à chacune des quatre catégories (A, B, C, D). Si nous mettions à jour les catégories et les indicateurs de RNB, de nombreuses OSN passeraient dans la catégorie supérieure, ce qui provoquerait beaucoup d'instabilité. C'est pourquoi le groupe de travail sur les cotisations a suggéré de diviser les catégories (A1, A2, B1, B2, etc.) afin de refléter au mieux la répartition du revenu dans le modèle de cotisations pré-existant.
Nous sommes conscients que ces catégories de frais ne règlent pas à elles-seules le problème de l’accessibilité financières aux évènements. C’est un sujet qui nécessite une collaboration rapprochée entre les organisateurs d’évènements, les candidats, les Comités Régionaux, le Comité Mondial, et les OSN – avec le soutien du Bureau Mondial du Scoutisme. Le Comité Mondial du Scoutisme prévoit d’en faire l’un des thèmes principaux de la 44e Conférence Mondiale du Scoutisme, afin de lancer les réflexions et établir les étapes qui nous permettrons de rendre nos évènements plus accessibles.
Les couts de voyage et de visa peuvent constituer des obstacles importants pour de nombreuses OSN souhaitant participer aux évènements du Scoutisme Mondial. Cependant, ces éléments sont difficiles à intégrer dans un modèle de frais d'inscription aux évènements. La distance de voyage, les exigences en matière de visa, le prix des vols et les différences de pouvoir d'achat varient considérablement non seulement entre les pays, mais aussi entre les participants d'une même OSN, ce qui rend presque impossible leur inclusion directe dans une formule cohérente.
Il est cependant possible de créer des catégories plus détaillées et adaptées aux capacités économiques. Cela permet aux OSN hôtes de fixer les frais plus justes et plus proportionnels, tout en offrant une plus grande flexibilité pour refléter les différentes réalités économiques sans dépendre de facteurs volatils ou spécifiques aux participants.
Parallèlement, ces préoccupations seront prises en compte dans la préparation globale de l'évènement. Cela inclut des mesures telles que des mécanismes de soutien ciblés, des fonds de solidarité ou une communication claire des fourchettes de couts attendues, qui sont plus pratiques et efficaces que l'intégration de facteurs de couts individuels.
Le modèle de frais n'est pas directement lié à la manière dont les organisations hôtes communiquent les frais d'inscription aux évènements pendant le processus de candidature. Cependant, les consultations ont mis en évidence l'importance de fournir aux OSN des informations plus claires et plus précoces pour faciliter la planification et la prévisibilité.
Les options explorées incluent un appel à partager des fourchettes de frais indicatives, plutôt que des chiffres uniques, et à communiquer ces fourchettes le plus tôt possible après la sélection d'une organisation hôte. Bien que des niveaux de frais contraignants ne puissent pas être fixés plusieurs années à l'avance, ces mesures pourraient renforcer la transparence et aider les OSN à planifier plus efficacement, sans modifier le processus d'approbation formel.
Situations particulières
Si une OSN traverse une situation financière exceptionnellement difficile, elle peut contacter le secrétaire général, en passant par le directeur régional. Le secrétaire général peut ajuster les cotisations dans des circonstances exceptionnelles justifiées.
Prochaines étapes
Vous pouvez demander un appel grâce au lien sur Treehouse, ou bien contacter votre directeur régional.
La résolution 2024-02 demande au Comité Mondial du Scoutisme de présenter un nouveau modèle pour la 44ᵉ Conférence Mondiale du Scoutisme en 2027.
En 2025, un certain nombre d'OSN ont contacté le Scoutisme Mondial, et déclaré qu'elles n'étaient plus capables de payer leur cotisation. Elles ont cherché à obtenir des arrangements spéciaux, expliquant que le modèle actuel – basé sur des données de 2009 ou avant – ne reflètait plus leur nombre de membres ni leur situation économique. D'autres OSN ont demandé des réductions supplémentaires aux arrangements spéciaux déjà octroyés.
En conséquence, le Scoutisme Mondial a collecté 15 % moins de cotisations durant cet exercice financier, et plusieurs mesures difficiles de réduction des couts ont été nécessaires pour maintenir un budget équilibré.
Dans le calendrier actuel, une décision à la 44ᵉ Conférence Mondiale du Scoutisme en novembre 2027 ne permettrait la transition vers un nouveau modèle qu'en octobre 2028. Plusieurs OSN ont cependant indiqué qu'elles ne pourraient pas continuer à payer les cotisations – même réduites – durant les deux prochaines années.
C'est pour cela que le Comité Mondial du Scoutisme envisage d'initier un vote par correspondance entre juillet et septembre 2026. Cela permettrait de commencer la transition vers un nouveau modèle de cotisations dès octobre 2026. Une décision sur cette approche devrait être prise en juin 2026, en fonction des consultations prévues avec les OSN.
Procédure institutionnelle
L'article XI (Alinéa 4) de la Constitution de l'OMMS stipule que : « Dans des circonstances appropriées déterminées par le Comité Mondial du Scoutisme, il peut être procédé à un référendum par voie postale ou par communication électronique auprès des Organisations Membres entre les réunions de la Conférence Mondiale du Scoutisme pour lequel les mêmes règles concernant le vote, la majorité et en cas d’égalité des voix seront appliquées ».
L'article XI (Alinéa 2) de la Constitution de l'OMMS requiert une majorité à deux tiers des votes exprimés pour la « la détermination de la cotisation annuelle ». Conformément à l'article XII (Alinéa 4), le quorum est atteint lorsque la moitié des Organisations Membres expriment leur vote.
Le vote par correspondance consisterait en une résolution clairement formulée, liée à une présentation détaillée du nouveau modèle proposé de cotisations (comme indiqué dans l'annexe). Les OSN seraient invitées à voter pour ou contre l'adoption de cette proposition, ou à s'abstenir.
Le formulaire de vote par correspondance devra être signé par les contacts officiels (représentant officiel) des Organisations Membres (tel qu'inscrit dans l'annuaire du Scoutisme Mondial). Ces contacts officiels soumettront le vote de leur organisation en envoyant le formulaire complété au Bureau Mondial du Scoutisme. Seuls les formulaires remplis par des représentants dûment autorisés seront considérés valides.
Le Comité Mondial du Scoutisme n'a pas encore décidé si un vote par correspondance allait être utilisé. Si le Comité Mondial du Scoutisme opte pour cette option, il en informera les OSN par une circulaire (et mettra cette FAQ à jour). Bien que la Constitution ne stipule pas de calendrier spécifique, les votes par correspondance durent généralement 30 jours, mais cette période peut être prolongée, surtout pour un tel sujet.
Le vote par correspondance est un mécanisme constitutionnel stipulé dans l'Article XI Alinéa 4 qui permet à la Conférence Mondiale du Scoutisme de prendre des décisions entre ses réunions. Au lieu de convoquer une Conférence extraordinaire (autant en ligne qu'en personne), il est plus efficace – en termes de temps, d'argent et de logistique – d'utiliser un vote par correspondance, qui garantit à toutes les Organisations Membres le droit de participer au processus décisionnel.
Oui, des rencontres en ligne (webinaires) et des feux de camp permettront aux OSN de partager leurs opinions et de faire des retours au Comité Mondial du Scoutisme.
Les OSN devront simplement répondre par oui ou par non à la proposition du modèle de cotisations de l’OMMS. Il y aura en plus de ce vote une proposition de faire de l’accessibilité aux évènements l’un des points clés de la 44e Conférence Mondiale du Scoutisme.